


La Lune est un astre fabuleux. Seul satellite de la Terre, elle est à la fois proche et très lointaine, et rythme notre quotidien. Seuls douze hommes ont pu, jusqu’ici, y atterrir et fouler son sol. Neil Armstrong fut le premier en 1969 lors de la mission américaine Apollo 11. Dans l’infiniment grand, il s’agit du corps céleste le plus proche de nous, soit à une distance moyenne de 384 400 km.
La géographie de la Lune, appelée sélénographie, est assez particulière. Les périodes de rotation de la Terre et de la Lune font que seule une face est visible en permanence. Plusieurs zones sombres, visibles à l’œil nu, couvrent sa surface. Il s’agit d’étendues plus chargées qu’ailleurs en basalte, ce qui leur donne un aspect moins lumineux et réfléchissant. Considérées à l’origine comme des mers, elles portaient des noms latins reprenant des noms terrestres.
Ce n’est qu’en 1651 que Giovanni Riccioli, un astronome italien, établit la carte qui fait aujourd’hui loi. Il donna aux « mers » des noms évoquant principalement des caractéristiques météorologiques. Les cratères prirent des noms de personnages historiques passés et contemporains. Ils sont regroupés par zone. On trouve une zone des personnalités de la Grèce antique, de l’Empire romain, de savants, écrivains, philosophes médiévaux ou de saints ayant un rapport avec l’astronomie.
L’Union astronomique internationale décida en 1931 de prendre comme standard ce système établi près de trois siècles plus tôt. La face cachée de la Lune n’ayant été explorée qu’à partir de 1959 par la mission soviétique Luna 3, de nombreux noms de ce côté de l’astre furent donnés par les scientifiques de l’URSS.
Une particularité est toutefois à signaler quant à l’usage breton par rapport à la Lune. La tache brune se détachant de l’éclat lunaire, appelée dans de nombreux pays le « lapin », prend en Bretagne le nom de « voleur d’ajonc » ou « d’homme au fagot sur le dos » (al laer lann, paotr e vec’h lann, an troc’her lann, ur fagodenn lann war e chouk).

